Le TCF (Transparency and Consent Framework) est aujourd’hui largement répandu dans l'écosystème publicitaire numérique. Il facilite l’interopérabilité et l’interprétation des événements de consentement entre les différents partenaires d’un site.
Son omniprésence laisse souvent penser qu’il constitue un passage obligé pour toute organisation collectant des données. En réalité, son utilisation dépend d’une distinction essentielle : celle entre acheter de la publicité et en diffuser sur son propre site.
Une entreprise qui utilise Google Ads ou d’autres plateformes pour promouvoir ses produits agit en tant qu’annonceur. À l’inverse, un site qui affiche des encarts publicitaires de tiers, notamment via Google AdSense, Ad Manager ou AdMob, agit en tant qu’éditeur (publisher).
Le TCF est obligatoire seulement dans ce second cas, lorsque votre site diffuse des annonces d’annonceurs sur ses propres pages, et il est également nécessaire que la CMP fasse partie du “Google CMP Partner Program”, comme le sont Brands et Publishers, les solutions d’Axeptio.
Dans ce nouveau numéro de Product Lab, on vous propose un guide pas à pas pour tout comprendre sur le TCF, et vérifier si vous avez besoin de l’adopter avant de choisir votre solution de consentement. Nous profiterons également de ce guide pour vous présenter la dernière version du TCF, la version 2.3, avec laquelle Axeptio est déjà compatible.

Pourquoi et quand choisir un bandeau cookies TCF ?
Comme indiqué plus haut, le recours au TCF dépend avant tout du business model, de l'architecture ou de l’objectif de votre site. Un site qui diffuse des encarts publicitaires de tiers sur ses propres pages (comme c’est le cas de la plupart des sites médias ou de certaines grandes plateformes de contenu comme la FIBA) agit en tant qu’éditeur. Dans le cas où le ciblage, la diffusion ou l’animation de ces encarts sont assurés via Google AdSense, Ad Manager ou AdMob par exemple, le TCF est requis.
À l’inverse, une entreprise qui utilise uniquement Google Ads ou d’autres leviers d’acquisition pour promouvoir ses produits ou services agit uniquement en tant qu’annonceur. Elle achète de la visibilité, sans diffuser de publicité tierce sur son propre site. Cette situation correspond aujourd’hui à la grande majorité des sites e-commerce, SaaS ou corporate, et ne requiert pas l’utilisation du TCF.
Mais existe-t-il un intérêt à utiliser le TCF dans les autres cas ?
Pas forcément : le TCF est une proposition et non une obligation, alors qu'il est souvent perçu comme tel. Avec Axeptio for Brands, vous disposez d’une plus grande flexibilité de personnalisation de votre bandeau de consentement (également certifié Google CMP Partner Program).” explique Pascal Vautrin, Privacy Standards Expert d’Axeptio.
Alors, pour vous aider à bien comprendre quelle est la solution la mieux adaptée à votre écosystème web, nous vous proposons un petit tableau qui remet les choses à plat :
Comparaison : Axeptio for Brands vs. TCF
| Scénario | Axeptio for Brands | TCF |
| Référencement du site via des produits Google (Google Ads, etc.) | Utilisable et adaptée | Non requis |
| Affichage sur votre site de publicités (ciblées ou non) via des solutions Google | Non utilisable | Obligatoire |
| Affichage sur votre site de publicités (ciblées ou non) sans utiliser de solution Google | Utilisable et adaptée | Non requis |
| Personnalisation du bandeau cookies | Possible | Possible mais limitée |
| Personnalisation du texte d'accueil du bandeau de consentement | Possible | Impossible (mentions imposées par les politiques TCF) |
| Expression des finalités avec un vocabulaire propre à l'éditeur | Possible | Impossible (mentions imposées par les politiques TCF) |
| Présentation des finalités par catégorie | Possible | Possible |
| Insertion d'une vidéo dans le bandeau | Possible | Impossible |
L’utilisation du TCF ne dépend donc pas du nombre de partenaires ou de leur inscription dans la Global Vendor List (GVL). Le point décisif pour l’utilisation du TCF reste le suivant : votre site diffuse-t-il des publicités de tiers via les solutions publicitaires de Google ?
Donc, on récapitule :
- Le TCF est obligatoire uniquement pour les éditeurs diffusant de la publicité via des solutions Google.
- Axeptio for Brands est la solution adaptée pour tous les autres scénarios.
- Flexibilité du design du bandeau : Axeptio offre une grande liberté de personnalisation (texte d'accueil, formulation des finalités, insertion de vidéo), ce qui est plus limité dans le cadre du TCF en raison de ses exigences de conformité strictes sur la présentation des finalités juridiques.
Quelles différences entre les versions 2.2 et 2.3 du TCF ?
Le 28 février 2026, tous les acteurs mettant en œuvre le TCF devront passer de la version 2.2 à la version 2.3. Cette nouvelle version permet de lever une ambiguïté liée à l’articulation entre intérêt légitime et finalités spéciales. On vous a perdus ? Pas de panique, ce changement concerne principalement les partenaires technologiques, et n’a donc pas de réel impact sur les éditeurs. On vous explique tout étape par étape.
D’abord, l’intérêt légitime est l’une des bases légales qui peut être revendiquée par les partenaires d’un éditeur. On rappelle ici les finalités du TCF (avec leur numéro conventionnel) qui peuvent s’y fonder :
| 2 | Utiliser des données limitées pour sélectionner de la publicité |
| 7 | Mesurer la performance des publicités |
| 8 | Mesurer la performance des contenus |
| 9 | Comprendre les publics par le biais de statistiques ou de combinaisons de données provenant de différentes sources |
| 10 | Développer et améliorer les services |
| 11 | Utiliser des données limitées pour sélectionner du contenu |
L’utilisateur peut s’opposer à la poursuite de ces finalités grâce à la bannière de cookies. Mais il existe aussi d’autres finalités, que l’on appelle “finalités spéciales” et qui sont les suivantes :
| 1 | Assurer la sécurité, prévenir la fraude, détecter et réparer les erreurs |
| 2 | Fournir et présenter de la publicité et des contenus |
| 3 | Enregistrer les choix de l’utilisateur en matière de confidentialité |
Pour ces finalités spéciales, l’utilisateur ne peut pas exprimer d'objection via les CMP, quelles qu’elles soient.
“Imaginons donc qu’un partenaire ne revendique que l’intérêt légitime pour accomplir ce qu’il souhaite faire (ce type de partenaire existe notamment dans le domaine de la Brand Safety). L’utilisateur souhaite s’y opposer. Le partenaire ne peut donc pas poursuivre ces finalités, soit, mais jusqu’ici, il ignorait aussi s’il pouvait poursuivre les finalités spéciales, parce qu’il ne savait pas s’il figurait dans la liste des partenaires affichée par la CMP.” décrypte Pascal Vautrin, Privacy Standards Expert d’Axeptio.
Le TCF 2.3 lève cette ambiguïté, en rendant obligatoire un segment de la chaîne de consentement qui encode les choix de l’utilisateur (la “TC_String”) jusqu’alors optionnel : le disclosed vendor section.
Le disclosed vendor section est une partie de la TC_String permettant de préciser si le nom d’un partenaire est accessible ou pas dans la liste des “vendors” proposée par le bandeau cookies. Ainsi, les vendors seront informés de la possibilité de poursuivre une finalité spéciale.
Axeptio déjà compatible avec le TCF v2.3
La transition vers la version 2.3 ne nécessite aucune action particulière de la part des éditeurs utilisant Axeptio for Publishers.
La solution passera de la version 2.2 à la version 2.3 de façon automatique et transparente et les membres de la communauté d’Axeptio sont donc déjà alignés avec les exigences du TCF v2.3, conformément au calendrier défini par l’IAB Europe.
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